Est-il normal qu’un Ministère dicte les programmes d’enseignement sans réelle concertation ?
Est-il normal que la concurrence s’applique à différents secteurs économiques, mais pas à l’enseignement ?
Pour les syndicats d’enseignants, il ne faut surtout pas privatiser sous prétexte que le privé ferait n’importe quoi. Les entreprises privées comme les universités américaines, les entreprises industrielles comme Danone, Saint-Gobain, etc., font-elles n’importe quoi ? Il ne faut pas condamner a priori et cela d’autant plus que les parents d’élèves peuvent effectuer un contrôle de ce qui se passe dans les établissements fréquentés par leurs enfants.
Il serait souhaitable que l’enseignement privé, bien que financé en partie avec l’argent des contribuables, ait une plus grande liberté :
; au niveau des horaires et de la répartition des vacances,
; au niveau des programmes,
; au niveau de la promotion des enseignants,
; au niveau des possibilités d’expérimentation,
Chaque établissement doit pouvoir fixer librement la durée des grandes vacances, évidemment en accord avec les parents d’élèves (qui sont en fait les "payeurs").
Une telle libéralisation doit évidemment être faite en prenant des précautions pour empêcher des dérives.
Si une telle libéralisation conduit à une nette augmentation du nombre d’élèves dans l’enseignement libre, cela obligera certainement la FEN à avoir une politique moins conservatrice et à permettre une évolution de l’enseignement public. Si cet enseignement refuse d’évoluer, alors il perdra progressivement de son importance au profit de l’enseignement libre qui se développera.