L'habitude en France est que tout titulaire d'un compte en baque peut avoir gratuitement des carnets de chèques et établir autant de chèques qu'il le désire, tant que cela ne conduit à avoir un compte débiteur.
Pour les petits comptes, c'est à dire pour ceux dont le montant créditeur est toujours faible, cette situation n'est pas rentable pour la banque : elle doit gérer un compte qui lui coûte des frais et qui ne lui rapporte pratiquement rien.
En revanche, un compte largement créditeur et dont le titulaire utilise peu le chéquier est rentable : les frais de gestion sont faibles et l'argent en dépôt rapporte des intérêts à la banque.
Les banques anglo-saxones préfèrent la solution suivante : l'argent déposé sur un compte courant rapporte un peu (un intérêt assez bas) et les chèques sont payants. Cette solution avantage évidemment les personnes aisées au détriment des plus pauvres. Que se passet-il réellement dans les pays voisins ?
En Suisse, le chèque est très peu utilisé : on paye en liquide, par virement automatisé, ou avec une carte de crédit.
En Allemagne, le chèque est beaucoup moins utilisé qu'en France.
La "majorité plurielle" veut vôter une loi interdissant aux banques l'adoption des chèques payants. Une telle attitudeconduit à se poser les questions suivantes : de quel droit l'état peut-il imposer la politique commerciale d'entreprises privées ? Une telle loi serait-elle compatible avec la constitution ? Enfin une telle loi serait-elle acceptable par la Communauté Européenne ?
Selon toute vraisemblance, les députés savent qu'une telle loi est inacceptable par la Communauté Européenne, mais un tel projet de loi est intéressant sur le plan démagogique.
Le bon sens voudrait que l'on explique la façon dont nos voisins payent et les avantages qu'ils en retirent, pour que les français se mettent à moins utiliser le chéquier.