La banque de France

La banque de France est un exemple intéressant sur le plan du rétablissement des privilèges et de l'inefficacité. Les données qui suivent sont extraites du livre "Les profiteurs de l'état" (Cf. bibliographie).

L'inefficacité de la banque de France

Pour apprécier l'efficacité ou l'inefficacité de la Banque de France, on peut la comparer à son homologue d'un autre pays européen comme la banque du Royaume Uni.

Banque :

de France  d'Angleterre

effectif total
dont :

en production de billets

en analyse des entreprises

Nbre annuel de billets produits

Prix de revient d'un billet

17 000

1600

1902

1,2 milliards

1 franc

2 660

600

10

1,3 milliards

29 centimes

La banque de France aurait 12 966 directeurs !

De tels chiffres sont ahurissants. Ils s'xpliquent en partie par le fait que la banque de Fance était à la fois la banque centrale et une petite banque de dépôts. Mais maintenant qu'elle doit abandonner son rôle de banque de dépôts, l'effectif aurait dû être considérablement réduit.

Les privilèges de ses salariés

Les privilèges sont à la hauteur de l'inefficacité de la banque.

salaire moyen en 1997 : 18 936 Francs, soit 60 % de plus que le salaire moyen des fonctionnaires

Budget social à la disposition des délégués syndicaux : 234 millions auxquels la direction ajoute 166 millions. Le total représente environ 23000 Francs par salarié (contre environ 16000 par agent EDF), alors que dans le privé, on arrive à des montants par salarié beaucoup plus faibles.

Les retraites peuvent atteindre 80 % du dernier salaire (après 40 ans de présence). Dans certaines conditions, ces 80 % peuvent encore être majorés.

Rappelons que le gouverneur de la Banque de France est Jean-Claude TRICHET qui avait "mal surveillé" le Crédit Lyonnais.