Page mise à jour le 30 juillet 2001
La SNCF est connue pour ses grèves à répétition, pour ses retards notamment dans les trains de banlieue, pour l'insécurité dans certains trains, etc.
Elle est un peu moins connue pour ses déficits qui sont évidemment remboursés avec l'argent du contribuable.
Tout le monde se pleint de l'abondance des camions sur les grands axes routiers et autoroutiers, mais on oublie de dire que l'un des gros actionnaires de certaines entreprises de transport routier est la SNCF ou l'une de ses filiales.
L'association "Contribuables associés" a fait une étude à ce sujet très intéressante, mais dont les résultats sont malheureusement catastrophiques (Cf le livre : SNCF le rapport interdit, rédigé par Christian Julienne aux éditions les belles lettres").
Les résultats de la SNCF
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en millions de francs |
1980 | 1985 | 1990 | 1995 | 2000 |
| Chiffre d'affaires
Charges Déficit apparent |
31 617
48 861 17 244 |
48 139
75 868 27 729 |
53 146
84 396 31 250 |
51 935
103 897 51 962 |
94 119
|
Le déficit d'exploitation n'est qu'apparent car il ne tient pas compte des remboursements d'emprunt ni de la charge future des retraites. En revanche si on ôte les diverses subventions que reçoit la SNCF, ce déficit augmente.
Ce tableau montre en outre que le déficit a cru allègrement sans que cela ait eu des répercussions importantes ni à l'Assemblée Nationale, ni au Ministère des Transports.
Le chiffre d'affaires par salarié atteint en l'an 2000 la somme de 519 963, ce qui est dérisoire compte tenu des investissements considérables.
En 1996, la SNCF était actionnaire à hauteur de 75% du groupe SCETA qui :
contrölait directement ou non 281 sociétés de transport, dont GEODIS, Calberson
avait une participation de 20 à 50 % dans 29 autres sociétés
Le groupe SCETA fait un chiffre d'affaires supérieur à 20 milliards de francs et dégage un bénéfice de l'ordre de 120 millions.
Question : Si la SNCF perd de l'argent pour le transport de marchandises par le rail et qu'elle en gagne par le transport routier, peut-elle être favorable au "ferroutage" ?
Ces privilèges sont tellement nombreux qu'on ne peut pas tous les citer. Passons cependant en revue les plus importants.
semaine de travail de 25 heures pour les conducteurs de TGV (contre plus de 40 heures pour les chauffeurs-routiers !)
entièrement gratuits à condition d'aller dans l'un des15 900 cabinets médicaux et dentaires agréés par la SNCF. En outre, il est possible d'aller se faire soigner pendant le temps de travail.
âge de départ en retraite : 50 ans pour les agents de conduite et 55 ans pour les autres
retraite très supérieur à celle du secteur privé.
Cela coûte environ 14 milliards aux contribuables !
Des salaires nettement plus élevés que dans le privé (environ 23 % plus élevé)
Comité d'entreprise : environ 3315 Francs par salariés
On peut lire les docuents suivants :
SNCF : le rapport Interdit, Christain JULIENNE, édité par Contribuables associés.
une étude de l'IFRAP