Le Crédit Lyonnais est un cas exceptionnel de gaspillage de l’argent public qui a donné lieu à différents livres[1]. Nous ne rappellerons donc que les données les plus significatives.
Pertes considérables avec la filiale Altus finances,
Pertes avec la SDBO (dont Michel GALLOT a été le président de 1975 à 1994).
Toutes ces pertes ne l’ont pas été pour tout le monde. Des petits copains qui ont apporté des entreprises en piteux état à Altus Finance ont été rémunérés de façon très confortable et c’est le contribuable qui doit payer pour tous ces errements.
Il semble en outre que certains prêts importants ont été accordés à Bernard Tapie grâce aux appuis politiques dont il a bénéficié, surtout pendant la période où il était ministre.
Enfin l’incendie du Crédit Lyonnais semble être d’origine criminelle puisque l’on a détecté deux départs de feux et la disparition des archives à Paris et au Havre semble pour le moins étrange. Ces archives étaient-elles compromettantes pour certaines personnes. Certaines personnes qui auraient commanditées leur disparition ?
On constate que plusieurs Francs-maçons sont impliqués dans l'affaire du Crédit Lyonnais, parmi lesquels on peut citer :
Michel GALLOT,
Pierre DESPESSAILLES, ancien directeur de la SDBO,
Michel MOUILLOT, ancien maire de Cannes,
Giancarlo PARETTI,
Florio FIORINI
Jean-Maxime LEVEQUE a été président du Crédit Lyonnais de juillet 86, puis limogé en 88 à la suite de la victoire de la gauche aux élections. A-t-on fait une petite enquête sur le passé de ce monsieur avant de le nommer ? Certainement pas, car alors on n’aurait pas nommé à ce poste important, le fondateur d’une banque domiciliée aux Antilles néerlandaises et dont les apporteurs de capitaux sont des hommes d’affaires saoudiens et libanais (dont Samir Traboulsi qui apparaîtra plus tard dans l’affaire Péchiney).
Avant de prendre la direction du Crédit Lyonnais, Jean-Yves HABERER n’avait aucune expérience de l’industrie privée.
Pour mener à bien ce magnifique gaspillage financier, l’état n’a pas hésité à faire appel à 4 énarques, tous inspecteurs des finances :
Jean-Maxime Levèque ENA 48
Jean-Yves Haberer ENA 59
Michel Gallot ENA 57
Pascal Lamy ENA 75 (qui est devenu Commissaire Européen à Bruxelles)
[1] Dont le livre du juge Thierry JEAN-PIERRE : Crédit Lyonnais : l’enquête. Ce livre décrit avec précision les mécanismes qui ont permis à quelques escrocs de « plumer » le crédit Lyonnais.