Introduction
Le mensonge classique
France Télécom
Toyota
CADES
à propos de la pollution des voitures
à propos de l'obtention de la nationalité française
Statistiques de la délinquance
Il y a plusieurs façons de mentir :
le mensonge classique : ne pas dire la vérité.
Le mensonge par omission : passer sous silence des informations importantes.
Comme l’État a la main mise sur la télévision, diverses radios et une partie de la presse écrite, il peut commettre des mensonges par omission sans courir de grands risques.
Le 17 mars 1995, alors qu’il était ministre de l’économie et des finances, Edmond Alphandery a déclaré que le plan de sauvetage du Crédit Lyonnais ne coûterait pas un sou au contribuable.
Une telle déclaration prouve :
ou bien que ce ministre prend les citoyens pour des imbéciles,
ou bien qu’il ne comprend rien à l’économie.
En effet, à supposer que l’État dispose de ressources suffisantes pour combler le trou, sans impôt supplémentaire, alors l’argent ainsi prélevé ne pourrait pas servir à diminuer les impôts ou à faire d’autres dépenses, par exemple pour stimuler l’emploi.
Comme par ailleurs, chacun sait que l’État a des dettes, cet argent ne peut qu’être prélevé, comme d’habitude dans la poche du contribuable, sous forme d’impôt direct ou indirect ou de taxes diverses.
Edmond Alphandery a été remercié d’un tel mensonge par l’attribution d’un poste de président à l’EDF.
Le gouvernement, bien que constatant que la demande de produits reste faible, bien que disant qu’il ne faut pas augmenter les impôts, a procédé en janvier 1997, aux augmentations suivantes :
redevance de la télévision : de 445 à 471 francs pour un poste noir et blanc et de 700 à 735 francs pour un poste couleur,
timbres fiscaux : carte d’identité de 150 à 160 francs et de 350 à 400 francs pour un passeport, droits d’examen pour le permis de conduire : de 200 à 250 francs,
augmentation de la taxe sur les carburants de 8 centimes à laquelle s’applique la TVA soit 9,65 centimes,
augmentation de la taxe sur les cigarettes, etc.
Ces hausses sont très supérieures à l’inflation, ce qui confirme ce que chacun sait, à savoir que l’état ne sait que gaspiller.
Dans ce domaine, les hommes politiques sont excellents. Nous ne citerons que quelques exemples, quitte à risquer quelques redites avec d’autres chapitres de ce livre.
Les informations à la radio et à la télévision ont largement commenté le bénéfice net de France Télécom à la hauteur de 14,9 milliards, mais en oubliant de dire que le résultat d’exploitation était en baisse de 30,3 à 26,4 milliards. Cette baisse n’est pas forcément grave dans la mesure où elle correspond à des « investissements commerciaux » qui rapporteront l’année suivante, mais les français préféreraient certainement qu’une explication plus précise soit donnée.
Aucun journaliste, dans le journal de 20 heures, n’a évoqué le fait que l’usine de Toyota serait financée en grande partie par le contribuable européen et que les voitures fabriquées et vendues par Toyota correspondront à une réduction des ventes des constructeurs européens.
La CADES est la caisse d’Amortissement de la dette Sociale. C’est une invention qui permet de réduire de façon sensible le déficit de l’état afin de satisfaire aux critères de Maastricht. Créée en 1996, cette caisse reprend une dette de 137 milliards qui était gérée par la Caisse des Dépôts et Consignations, à laquelle on ajoute en 1996 une autre dette de 53,2 milliards et en 1997, une dette supplémentaire de l’ordre de 40 milliards. Le contribuable devra évidemment rembourser cet endettement. Comme le budget reste déficitaire, cette dette ne peut qu’augmenter et altérer la situation des futurs contribuables.
Son ancien président, Benoît Jolivet (ENA 1970) était fier de dire, dans son site Internet, que la Cades était considérée comme un bon emprunteur. Il n’y a pas lieu d’être fier d’une telle affirmation quand on sait qui doit rembourser avec la fameuse CRDS.
S’il est admissible d’emprunter pour des investissements (grands travaux par exemple), qui ont une pérennité et qui seront utilisés pendant plusieurs années, il est inadmissible d’emprunter uniquement pour financer des dépenses sociales. Mais les hommes politiques, bien qu’ayant suivi des cours à l’ENA, ne se croient pas obligés de respecter les bonnes règles de gestion financière même si elles sont élémentaires !
Dans ce cas particulier l’état est à la fois menteur et tricheur.
Selon les statistiques officielles, la délinquance est relativement stable avec cependant une augmentation chez les mineurs : 20% des criles et délits en France sont commis par des mineurs.
50 % des personnes victimes de violence le sont par des mineurs souvent en bandes organisées.
On oublie de dire que ces statistiques ne tiennent pas compte de tous les faits délictueux notés dans "la main courante" de chaque bureau de police. selon l'IHESI (Institut des Hautes Etudes de Sécurité Intérieure), 1 million de faits portés sur les mains courantes ne seraient pas comptabilisés dans ces statistiques.
Selon certains, 80 % des délits sont classés sans suite.
Les hold-up et bracages ont augmenté en 2 ans de plus de 47 % dans Paris.
En 1998, le parlement a voté une loi autorisant le ministère de l'Intérieur à établir, pour les délinquants notamment à caractère sexuel, un fichier de leurs empreintes ADN. Ainsi quand un viol ou une agression serait commis, si l'auteur est déjà fiché, on aurait de garndes chances de connaître son nom très rapidement.
En mars 2001, ce travail n'est toujours pas fait. à la télévision, un représentant du Ministère indique que cela pose des difficultés techniques qui expliquent ce retard. Les Anglais, les Allemands et les Américains n'ont pas eu de difficultés techniques pour mettre en place un tel fichier. Cela suppose : ou bien que les informaticiens du dit-Ministère sont des mauvais ou bien que le gouvernement n'a rien fait auquel cas ce gouvernement doit être sanctionné.
Si le Ministère manque de matière grise pour un tel travail, n'aurait-il pas pu demander l'aide des "chercheurs" de l'INRIA ?
L’état a attaqué sans vergogne les moteurs Diesels (dont la taxe sur les carburants est nettement plus faible que celle sur l’essence).
Il a oublié de dire que les moteurs 50 cm3 qui équipent les petits scooters et les cyclomoteurs polluent beaucoup plus que les voitures car ils utilisent un moteur 2 temps qui brûle un mélange huile-essence bien dotés d’un carburateur assez rudimentaire et ils n’ont pas de pot catalytique. Comme il est politiquement mal vu de s’attaquer aux « petites gens » qui sont des électeurs ou de futurs électeurs, l’état a oublié de parler de cette forme de pollution.
Le bon sens voudrait qu’il prenne contact avec les fabricants de ces moteurs afin de voir dans qu’elle mesure il ne serait possible de réduire la pollution qu’ils engendrent.
Régulièrement, des hommes politiques nous rebattent les oreilles avec le fait que la France est le pays des droits de l’homme et qu’il faut montrer une volonté d’intégration des étrangers qui sont en France.
Ces hommes politiques taisent le fait que des pays comme le Japon, au nom du consensus social, refusent la nationalité à des étrangers. Dans des pays comme l’Ile Maurice ou l’union indienne, les étrangers n’ont pas le droit de séjourner plus de 3 mois, sauf s’ils ont crée une entreprise dans le pays. Ces pays refusent en particulier les étrangers demandeurs d’emploi et ne leur paie évidemment ni allocation familiale, ni aide médicale.
A Singapour, la loi est également très restrictive : un français (ou un étranger) qui se marie à une singapourienne aura le droit de vivre à Singapour, mais n’obtiendra jamais la nationalité singapourienne. Singapour relève les barrières permettant à des étrangers de travailler à Singapour : sans contrat de travail, ils ne peuvent disposer que d’un Visa touristique. Ils seront refusés si leur contrat de travail ne correspond pas à un salaire supérieur à une montant fixé, montant qui sera régulièrement relevé de façon à ne permettre l’immigration que de personnes de très bon niveau.
Un journaliste ou un homme politique a-t-il osé dire que TF1 déplace 2 personnes pour réaliser un reportage, alors que les 2 chaînes publiques déplacent 4 personnes pour le même travail et que les chaînes américaines réussissent à ne déplacer qu’une seule personne. La productivité des chaînes publiques est, pour ce travail, 2 fois plus faible que TF1.
Il arrive que le juge d’application des peines fasse libérer un criminel et que celui-ci fasse un nouveau crime quelques semaines ou quelques mois plus tard. Si le dit juge était responsable personnellement sur le plan civil et pénal de telles décisions, il est vraisemblable que les libérations seraient beaucoup moins fréquentes.
Il est de bon ton de dire que l’on est contre la peine de mort, y compris pour les grands criminels, que la menace de la peine de mort n’est pas dissuasive et que cela n’est pas humain.
Mais on oublie de dire qu’un prisonnier coûte, au contribuable, chaque jour environ 270 Francs soit annuellement 98 550 Francs. 100 criminels emprisonnés pendant 10 ans chacun coûtent à la collectivité : 98,55 millions de francs.
Si les grands criminels étaient condamnés à mort et exécutés, les économies ainsi réalisées, pourraient être utilisées à d’autres fins beaucoup plus utiles, comme la santé ou l’éducation, ou encore contribuer à une petite réduction des impôts. En outre la peine de mort a l’avantage de régler définitivement le problème de la récidive des grands criminels.
Le choix de la suppression de la peine de mort est un choix trop important pour qu’il soit décidé par des députés. Ce problème mérite donc d’être bien instruit et doit donner lieu à un référendum.
La météorologie nationale avait largement diffusé des informations concernant ses prévisions de forte tombée de neige dans la région parisienne au cours de la nuit du 16 au 17 décembre 1997. Chacun pouvait donc penser que les services chargés du déneigement des grands axes routiers ferait le nécessaire pour que ces axes routiers soient en bon état dès 6 heures le matin.
Il n’en était rien. Il y a eu des bouchons, notamment sur l’autoroute de l’Ouest qui a été bloqué et le service de l’équipement a ensuite dit qu’il avait été surpris par ces chutes de neige. On croit rêver : ce service ne serait pas capable d’écouter les prévisions données par les services de la Météorologie Nationale ou les responsables n’auraient pas donné les ordres nécessaires ?
En outre, en arrivant sur Paris, ou la proche banlieue, on constatait que la chaussée était parfaitement propre, ce qui montre bien que l’on avait décidé de déneiger Paris au détriment de la grande banlieue.
Régulièrement les gouvernements expliquent que leur priorité est la lutte contre le chômage et notamment contre le chômage des jeunes. Cependant, l’analyse de leur budget laisse dubitatif : par exemple, dans le budget du gouvernement Jospin, l’appui à l’effort de Recherche et développement à l’Industrie, atteint 5,2 milliards de Francs alors que l’état alloue plus de 6 milliards aux associations. Cela signifie que l’état préfère aider les associations peu pourvoyeuses d’emplois que les PME/PMI qui participent à la lutte contre le chômage et qui sont régulièrement ponctionnées par l’état sous forme d’impôts sur les bénéfices, de taxe professionnelles, de charges sociales, etc.
L’explication est simple : les associations représentent en fait un électorat plus important que les PME/PMI.
Un ménage peut faire appel à des chômeurs pour de menus travaux. Si un ménage veut respecter la loi : il pourra payer le chômeur via une association. Dans ce cas, le coût de l’heure de travail sera de l’ordre de 77 Francs, pour redonner au chômeur moins de 40 francs. Pour un travail de jardinage ne nécessitant aucune qualification, 77 Francs/heure est souvent prohibitif, ce qui décourage de nombreux ménages et incite donc soit à ne pas donner de travail, soit à le faire au noir.
Il s’agit là d’une nouvelle forme de mensonge.
Régulièrement l’État augmente les taxes sur le tabac et sur les alcools, officiellement pour inciter les citoyens à réduire leur consommation.
Pour le tabac, on sait parfaitement que les intoxiqués ne réduiront pas, ou très peu leur consommation, mais qu’ils paieront beaucoup plus de taxes à l’État. Par ce pieux mensonge l’État augmente ses recettes.
L'État finance des campagnes anti-tabac à hauteur d'environ 40 millions de francs, mais le tabac lui rapporte environ 40 Milliards. Officiellement la publicité sur le tabac est devenu interdite. Mais on laisse la SEITA inciter les jeunes à fumer par exemple, en donnant à certaines occasion des paquets de cigarettes.
L'État publie chaque année des statitsiques relatives à l'évolution de la délinquance. Dans ces statistiques, on constate, selon les années, une faible augmentation ou une relative stagnation de la délinquance.
On oublie de dire que l'on ne comptabilise que les actes délictueux dont on la police ou la gendarmerie se sont occupés, mais pas de tout ce qui a été écrits sur les "mains courantes" des commissariats, ce qui permet de réduire considérablement le nombre d'actes délictueux.