Empêcher l’État de dépenser l’argent qu’il n’a pas

page mise à jour le 1er septembre 2001

L'établissement du budget

L’état doit se comporter comme une PME : prévoir son budget en fonction de l’argent disponible et adapter les dépenses en fonction de l’évolution des recettes. Des imprévus peuvent toujours arriver, mais cela ne doit pas être une cause de déficit : il suffit de prévoir un total des dépenses inférieur aux prévisions de recettes et de réserver une somme suffisante pour les imprévus (comme le font certains états).

Lors de l’établissement du budget, le ministère du budget (ou le secrétaire d’État) fait systématiquement une hypothèse optimiste d’augmentation de l’activité économique permettant d’envisager des recettes en hausse (notamment sur la TVA). Lors de l’exécution du budget, on s’aperçoit ensuite que les recettes sont inférieures aux prévisions et que l’État devra faire un emprunt (ou faire fonctionner la planche à billets !). En faisant une hypothèse pessimiste sur l’évolution de l’activité économique, on établirait un budget qui aurait plus de chance d’être tenu. Si l’activité économique et les recettes s’avéraient supérieures aux prévisions, l’État pourrait alors mettre un peu d’argent de coté ou plus exactement rembourser ses dettes.

Diminuer le train de vie de l'état

Tout le décorum autour du Président de la république, du Président du Sénat ou de l'Assemblée Nationale est une dépense dont on peut se passer. Tous les logements de fonction constituent une sorte de rétablissement des privilèges et doivent être soit supprimés soit facturés au moins en partie à leurs occupants.

Bien que l'ensemble de ces dépenses ne soient pas énormes, les dirigeants doivent donner l'exemple. C'est donc à eux de faire les premières économies.

Réduire le nombre de fonctionnaires

Depuis plusieurs années des économistes demandent sans succès une réduction du nombre de fonctionnaires. Or ce nombre est beaucoup trop élevé en comparaison avec d'autres pays développé comme mes USA, l'Allemagne, le Japon, le royaume-Uni, etc.

L'effectif du Ministère de l'agriculture serait maintenant supérieur au nombre de paysans à gérer. On croit réver. Il y a manifestement trop de monde dans ce ministère.

Empêcher l’État et les administrations de gaspiller

Il arrive qu’en fin d’année, un ministère, ou plus souvent un service d’un ministère n’ait pas dépensé tout ce qui lui était alloué. Dans ce cas, ce service se dépêche de passer des commandes, par exemple de fournitures de bureau ou autres, car si son budget n’est pas intégralement dépensé, le budget de l’année suivante risque fort d’être réduit.

Cela conduit à du gaspillage auquel on ne peut efficacement s’attaquer que si on modifie les règles du jeu :

La fête du 14 Juillet

La France est l’un des rares pays du monde libéral à organiser chaque année un grand défilé militaire.

Ce défilé est très joli et agréable à regarder, y compris à la télévision, mais qui le paye : le contribuable ! Ce défilé bénéficie-t-il à une couche particulière de la population, par exemple aux commerçants ou aux hôteliers de la région parisienne ? Si oui, il faut leur demander s’ils sont prêts à payer le coût de ce défilé. Pourquoi les provinciaux devraient-ils contribuer à une manifestation qui ne les concerne pas ?

Il est vraisemblable que le contribuable ne verrait aucun inconvénient à ce que l’argent dépensé pour ce défilé soit utilisé comme dotation aux hôpitaux.

On pourrait envisager un défilé moins coûteux : pas de blindés, pas d’avions ni d’hélicoptères, ce qui permettrait une économie non négligeable, tout en maintenant ce défilé.

Dans le même esprit la Garden Party de l’élysée pourrait être simplifiée.

Le cas particulier du Ministère de la jeunesse et des sports

Ce Ministère s’occupe de la jeunesse et des sportifs professionnels dont certains sont très payés.

A-t-on demandé aux français s’ils préféraient :

C’est un choix politique qui n’est pas neutre :

Le premier cas est préférable pour des entreprises dont l’activité est la production d’équipements de compétition comme les skis Rossignol, Solomon, Adidas, etc. qui sont concentrées dans quelques villes de France et aussi à l’étranger.

Dans le second cas, on privilégie les entreprises de travaux publics dans l’ensemble du pays.

Le cas particulier des entreprises d’État

Bien souvent les présidents des entreprises d’État sont trop payés, surtout si on tient compte de leur savoir-faire et des faibles bénéfices, et souvent des déficits que ces entreprises produisent, pertes qui doivent être épongées par le contribuable.

Par exemple, Alain Prestat a été PDG de Thomson Multimédia pendant 5 ans, de 1992 à 1996. Pendant ce temps son salaire est passé de 2,2 millions à 7,2 millions par an, alors que les pertes accumulées de l’entreprise dépassaient les 9 milliards de Francs. Pour une telle réussite, Alain Prestat était deux fois plus payé que Bill Gates, qui a la tête de Microsoft, produit un bénéfice net de l’ordre de 60 milliards de Francs.

Dans ce cas particulier, le contribuable a dû payer à la fois le salaire d’un mauvais PDG et éponger plus de 9 milliards de perte.

Les règles suivantes de déontologie pourraient être adoptées :

Diminuer les subventions aux associations

Il n'y a pas de véritables politiques de subventions aux associations ni de contrôle. Cela permet à certaines associations de demander et d'obtenir des subventions de plusieurs ministères. Il serait possible de réaliser une économie de plusieurs milliards de Francs.