Page mise à jour le 1er septembre 2001
La réformede la fiscalité est essentielle. C'est cependant un travail très délicat à la fois pour des raisons techniques et psychologiques et une telle réforme doit peut-être être réalisée en plusieurs étapes.
Nous n'avons pas l'ambition de donner la solution, mais seulement des directions d'orientation d'une telle réforme. Commençons d'abord par une critique de la fiscalité actuelle
C'est une fiscalité complexe avec de nombreux cas particuliers et comportant de nombreux impôts et taxes.
Nous avons vu que la taxe professionnelle est un impôt nuisible à l'emploi et à l'investissement. cet impôt n'existe pas dans d'autres pays, dont la Suisse et l'Islande qui avait un impôt comparable l'a supprimé.
L'impôt sur le revenu est d'un calcul complexe et comporte des tranches à des taux très élevès qui incitent les riches à quitter la france sur le plan fiscal.
La taxe d'habitation donne lieu à des inégalités importantes et sa réforme est très difficile.
L'impôt dit de Solidarité sur le fortune (ISF) ne touche qu'une minorité, mais à un taux très fort qui incite immédiatement les grandes fortunes à partir. La Suisse, par exemple, a un impôt sur le capital qui commence à partir d'un patrimoine très modeste, mais avec un taux très faible, qui n'incite pas au départ.
L'impôt sur le bénéfice des entreprises est très lourd, en comparaison avec celui pratiqué dans d'autres pays. C'est l'une des raisons qui incite des entreprises initialement françaises à choisir un statut différent, par exemple de droit hollandais (cas d'Alcatel, d'Airbus, etc.)
1. Alléger les différents impôts qui pèsent sur les entreprises :
2. Modifier les impôts sur les personnes physiques :
3. Revoir l'ISF :
4. Modifier la période de paiement :
On devrait payer l'impôt sur les revenus de l'année en cours comme le font de nombreux pays européens et les USA et le prélèvement pourrait être fait à la source.
Ces modifications conduiraient à une sorte d'harmonisation avec nos voisins, ce qui est à terme indispensable.
Une telle réforme pourrait certainement être réalisée en 4 à 5 ans en ayant soin de bien informer le citoyen.
Tout cela suppose en outre une diminution significative des prélèvements, ce qui suppose aussi une diminution encore plus importante des dépenses de l'état et des collectivités locales.