Les informations télévisées
La retraite
avantage de la retraite par capitalisation
aspects négatifs des fonds de pension
âge du départ en retraite
L’écologie
Les centrales nucléaires
Les moteurs thermiques
Les courses automobiles
Nombreux sont les français qui regardent les informations télévisées et qui croient que ce qui est dit à la télévision est vraie. Cela incite les pouvoirs publics et des groupes de pression à essayer de "mettre les journalistes dans leur proche".
Il est souvent délicat de mentir car d'autres sources peuvent venir montrer que vous avez tort. mais il est beaucoup plus facile de ne pas parler des sujets qui gènent ou d'omettre certains détails.
Par exemple, les francs-maçons sont assez bien implantés à la télévision et certainement aussi dans d'autres médias, à commencer par Patrick le LAY, franc-maçon et directeur de TF1. Quand on parle de certaines affaires comme ELF et Roland DUMAS, on oublie de dire que Roland DUMAS, Alfred SIRVEN étaient francs-maçons ainsi d'ailleurs que les escrocs qui ont plumé le Crédit Lyonnais. On a également oublié de dire que Roger-Patrice PELAT, Max Théret, qui ont été condamné pour délit d'initié ou autres fautes, étaient également francs-maçons, etc.
La télévision laisse parler certains écologistes, mais oublie de dire que ces écologistes se déplacent en voiture, prennent l'avion, se chauffent l'hiver, bref qu'ils polluent comme les autres !
Les informations télévisées oublient de signaler l'accident de voiture du Ministre de la Justice, Madame Le BRANCHU, qui a fait prendre volontairement un sens interdit à son chauffeur.
Aux informations télévisées, on fait souvent état de la balance commerciale positive qui a atteint 122 milliards en 1996. On oublie de préciser :
que les ventes vers les DOM-TOM sont considérées comme des exportations et représentent près de 50 % des 122 milliards,
que l’excédent commercial est obtenu essentiellement par une forte réduction de nos importations, mais que la part de nos exportations dans le commerce mondial a proportionnellement reculé.
La contraction de nos importations, sur les produits grand public n’est pas très grave, mais la contraction sur les outils de production est beaucoup plus grave. Elle montre que notre pays investit peu dans l’outil de production.
L’État a-t-il dit que lorsque le baby-boom des années 1946-48 se transformerait en une arrivée massive de retraités, vers les années 2005 à 2010, les caisses de retraite seront dans une situation catastrophique ? Le tableau suivant, établi par l’Observatoire des retraites montre que la charge de la retraite par répartition pèsera de plus en plus lourd pour les actifs.
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Année |
1960 |
1970 |
1980 |
1990 |
2000 |
|
nombre d’actifs par retraité |
4,69 |
3,13 |
2,79 |
2,1 |
1,81 |
Nombre moyen d’actifs par retraité
Si on ne modifie pas les règles de cotisation et de calcul des retraites, le déficit prévu des caisses de retraites serait le suivant :
| Année | 2005 | 2010 | 2015 |
| Déficit | 30 à 35 milliards | 70 à 120 milliards | 150 à 240 milliards |
Déficit prévu des caisses de retraite
Ces prévisions montre qu’il faudra trouver une méthode pour réduire le montant des retraites, par exemple en diminuant la valeur du point de retraite, ou par une autre méthode.
Les dirigeants des caisses de retraite n’osent pas crier les risques que courent les futurs retraités : ils ne vont pas prendre le risque de perdre leur emploi !
En 1985, le professeur d’économie André BABEAU, en 1990, le professeur Denis KESSLER, et un livre patronné par Michel ROCARD en 1991 confirmaient l’urgence des mesures. En Janvier 1998, le problème n’est toujours pas résolu à l’exclusion de quelques mesures mineures de réduction sensible des retraites versées :
pour une retraite complète, il faudra avoir travaillé pendant 40 ans au lieu de 37 ans et demi. Cela touchera les cadres qui sont en général entrés dans la vie active au delà de 24 ans.
Le calcul ne se fera pas sur les 10 meilleures années, mais sur les 25 meilleures années, ce qui est beaucoup moins favorable.
Les retraites ne sont plus indexées sur la hausse des rémunérations, mais sur la hausse des prix.
Ces mesures sont malheureusement loin d’être suffisantes et il faudra envisager une diminution des retraites surtout pour les cadres supérieurs.
Si on ne change pas les règles de cotisation et de paiement, selon une étude de Paribas, le ratio retraite/dernier salaire brut serait le suivant :
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retraite en % du dernier salaire brut |
1994-1997 |
2000-2005 |
2015-2020 |
|
ouvrier partant à 65 ans cadre partant à 65 ans cadre supérieur partant à 65 ans |
76 % 61 % 46 % |
72 % 59 % 42 % |
68 % 52 % 37 % |
Retraite en pourcentage du dernier salaire brut
Mais un tel langage de vérité n’est pas de nature à faire réélire l’homme politique qui le tiendrait. Aussi, les dirigeants du pays ne disent rien et laissent le soin à leurs successeurs de se débrouiller quand la situation sera devenue catastrophique.
On constate que les entreprises françaises manquent de capitaux, contrairement à leurs homologues anglaises et américaines.
Pour les économistes, la retraite par capitalisation présente plusieurs avantages :
elle ne conduit pas les actifs à cesser prématurément leurs activités entre 55 et 65 ans,
elle libère les retraites de toute pression politique, puisque la retraite dépendra du montant de l’épargne accumulée.
Si elle est bien gérée, elle peut donner, à prélèvement égal, une retraite plus importante que la retraite par répartition.
Enfin la capitalisation s’investit en grande partie en actions, ce qui permet aux entreprises de disposer d’une trésorerie beaucoup plus importante, ce qui favorise leur capacité d’investissement, donc de développement.
Depuis 1979, la Grande Bretagne s’est orientée vers la capitalisation, ce qui a permis de disposer de 770 milliards de livres (environ 7500 milliards) qui sont placés en bourse.
Le Chili s’est orienté depuis 1980 vers la capitalisation et bénéficie d’un taux de croissance annuel de 7%, qui serait très apprécié des gouvernements allemand et français.
La retraite par répartition était la seule solution après la seconde guerre mondiale et ne posait pas beaucoup de problèmes : il y avait peu de retraités et beaucoup de cotisants. Maintenant, l’augmentation de la longévité allié à la diminution de la natalité et au chômage ont complètement changé les données du problème. Il est donc indispensable d’inciter les ménages à mettre de l’argent de coté pour leurs retraites (retraite par capitalisation), comme cela se fait dans d’autres pays (la Suisse, les USA, la Grande Bretagne, le Chili par exemple).
Les politiques s’intéressent maintenant aux fonds de pension à la mode américaine.
Il faut être conscient que ces fonds de pension ont des aspects positifs, mais aussi des aspects négatifs : Quand des fonds de pension pèsent plus de 50 % dans l’actionnariat d’une entreprise (il semble que ce soit le cas chez IBM), ils ont une influence directe sur la nomination du Président et sur la politique suivie. Le Président ainsi nommé, va privilégier la rentabilité à court terme afin de pouvoir payer des dividendes confortables, au détriment de l’effort de recherche et développement. Cela conduit à des réductions d’effectifs, qui sont malheureusement appréciés par Wall Street, et à terme à des difficultés pour l’entreprise, surtout si ses concurrents ont adopté une politique plus intelligente.
L’importance des capitaux des fonds de pension anglo-saxons est telle que les bourses de Wall Street, de Toronto et de Londres ne suffisent pas à assouvir leur appétit. Ils vont donc s’investir dans d’autres pays. On prétend qu’ils détiendraient 50 % des actions cotées à la bourse de Paris. Cela signifie que si les dirigeants de ces fonds de pension décidaient brutalement de vendre leurs titres parisiens, on pourrait assister à un effondrement des cours de bourse à Paris.
Le départ à la retraite à 60 ans ne devrait pas être obligatoire. Il faudrait laisser la liberté à ceux qui en ont le désir et la capacité, à prolonger leur vie active de quelques années, ce qui permettrait à la fois de diminuer le coût pour les caisses de retraite et de mieux transmettre leur savoir-faire aux jeunes générations. Ceux qui ont beaucoup accumulé pourraient également partir plus tôt.
L’État a-t-il dit que la pollution des villes françaises a globalement diminué depuis quelques années ? Il n’a rien dit de façon d’une part à inciter les différents acteurs à continuer leurs efforts, mais aussi afin de préparer l’opinion publique à de nouvelles mesures restrictives de circulation ou de nouvelles taxes.
L’État ne pourrait-il pas donner l’exemple, en réduisant massivement le nombre de véhicules lourds (dont les blindés), d’avions et hélicoptères lors du défilé du 14 juillet ?
Dans de nombreuses villes, on ajoute des « ralentisseurs » sous forme de dos d’âne et de chicanes pour obliger les voitures à rouler lentement, ce qui est un facteur d’augmentation de la pollution, mais n’améliore pas réellement la sécurité pour les cyclistes. Cela est souvent plus économique que la construction de vraies pistes cyclables.
Le cas particulier de la ville de Nogent sur Marne[1]
L’école Marie Curie a été construite en 1969 sur le site d’une ancienne mine d’extraction d’uranium, malgré l’avis négatif des experts, communiqué au maire de l’époque qui était Roland Nungesser. Rappelons que Roland Nungesser a été ministre et secrétaire d’état au logement.
Depuis 1996, la municipalité a reçu 2 injonctions du ministère de la santé lui demandant la fermeture de l’école, mais le maire n’a encore rien fait. Si on fermait l’école et surtout si on entamait l’opération de décontamination, on s’apercevrait que la pollution s’étend bien au delà de l’école proprement dite, ce qui ferait chuter la valeur des terrains et des immeubles et serait une catastrophe pour les recettes fiscales de la commune. En outre cette décontamination coûterait cher et il faudrait la faire financer, au moins en grande partie, par l’argent des habitants.
Cet exemple est intéressant : il montre la difficulté d’une municipalité quand le budget de la mairie est trop lourd, donc difficile à équilibrer.
Si le budget courant était d’un niveau beaucoup plus bas, le niveau de fiscalité serait également plus bas et la municipalité pourrait trouver les ressources pour faire face à une dépenses imprévue.
Une centrale nucléaire bien conçue, bien construite et bien entretenue ne rejette dans l’atmosphère que de la vapeur d’eau et de la chaleur.
Une centrale thermique, quelle soit à gaz, au charbon ou au pétrole, rejette d’autres produits :
gaz carbonique,
de la chaleur,
éventuellement des particules mal brûlées (cas des centrales au charbon ou au pétrole)
de l’oxyde de soufre quand on brûle du pétrole qui contient un peu de soufre, etc.
Le gaz carbonique est directement responsable de l’augmentation de la température de la terre et de la fonte des glaciers.
Le programme électro-nucléaire français est donc excellent sur le plan de la pollution (pas de rejet ni de gaz carbonique, ni de monoxyde de carbone).
Pour des raisons historiques, le gazole bénéficie d’un avantage fiscal significatif :
Quand on a commencé à produire de l’essence, les raffineries produisait un sous-produit dont on ne savait pas bien quoi faire. Ce sous-produit était le gazole. Pour s’en débarrasser, on a décidé de le vendre moins cher que l’essence.
L’arrivée du moteur Diesel a permis d’utiliser ce gazole. Les importants progrès réalisés du coté des moteurs Diesels (Turbo Diesel et moteurs à injection directe) ont entraîné un fort développement de ce type de véhicule et l’État constate maintenant que la taxe sur les produits pétroliers rapporterait beaucoup plus si toutes les voitures utilisaient un moteur à essence.
L’État a donc apporté son soutien à une campagne contre ce type de moteur afin de préparer l’opinion publique à une augmentation future de la taxe sur la gazole. Nous verrons que cette campagne est en partie mensongère.
L’exemple, donné par le tableau suivant, montre que le moteur Diesel allie à la fois une moindre consommation et une production de gaz carbonique nettement inférieure au moteur à essence.
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Nouvelle GOLF |
Essence |
Diesel |
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Moteur Puissance en Ch |
1,4I 75 |
1,6I 100 |
1,8T GTI 150 |
V5 2,2 150 |
SDI 68 |
1,9 TDI 90 |
1,9 TDI 110 |
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Puissance fiscale CO2 en gr/km Consommation en cycle urbain
|
6 154 8,4 |
7 182 10,5 |
7 187 10,8 |
12 223 13,2 |
6 138 6,9 |
5 132 6,5 |
5 132 6,5 |
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Rejet de CO2 sur les nouvelles Golf 4
Enfin, les perspectives d’amélioration des moteurs Diesels, notamment avec la technologie Common rail vont encore permettre de diminuer de façon significative les rejets de gaz polluants et de particules de carbone.
Par rapport au moteur à essence, le moteur Diesel apporte de nombreux avantages :
moindre consommation de carburant,
moins de gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère,
pas de monoxyde de carbone rejeté,
contribution plus faible à l’élévation de la température de la planète,
en général, le pot d’échappement a une durée de vie supérieure à celle de son homologue des moteurs à essence,
comme ce moteur a plus de « couple » à bas régime, on fait moins patiner l’embrayage dont la durée de vie est ainsi augmentée.
Le seul aspect négatif est le rejet de particules de carbone non brûlées et d’oxyde d’azote, dont la toxicité n’est pas encore prouvée de façon irréfutable. Les progrès de ces moteurs (dont les moteurs TDI) permettent une réduction sensible du nombre de particules rejetées.
Si on veut lutter contre l’augmentation de la température de la notre planète, il faut donc inciter les citoyens à utiliser les voitures à moteur Diesel plutôt que les voitures à essence.
Dans cet esprit, il faut lutter contre les américains qui sont, et de loin, les plus grands pollueurs et gaspilleurs de la terre.
Les voitures du type Formule 1 font appel à des moteurs « super carrés » (alésage > course des pistons) tournant très vite et polluant beaucoup. De tels types de moteurs sont donc à proscrire pour les voitures des particuliers. Finalement qui paie les courses automobiles ? C’est toujours le particulier soit par l’intermédiaire de ses impôts (directs et indirects), soit par l’intermédiaire de la publicité qu’il doit ensuite payer par les produits qu’il achète.
Ne serait-il pas normal de revoir complètement le règlement de ces courses pour que le progrès technique puisse servir pour Monsieur Toulemonde ? Dans cet esprit, on pourrait :
interdire les ravitaillements et les changements de pneus en course,
réduire chaque année la quantité de carburant autorisé
mettre des règles relatives à la pollution de ces voitures.
Ce moyen de communication a, par rapport aux autres médias, des qualités incontestables :
la télévision peut montrer des scènes d’actualités, même si elles se déroulent dans des pays très éloignés,
elle permet des émissions de formation,
elle est globalement agréable à regarder.
D’un point de vue strictement technique, on peut lui reprocher un certain manque d’efficacité : bien qu’utilisant une « bande passante » très supérieure à celle de la radio, un journal télévisée, d’une durée de 35 à 40 minutes, donne moins d’informations qu’un journal radiodiffusé d’une durée beaucoup plus courte. Cela s’explique par le fait que les images diffusées utilisent une bande passante importante, mais si on réduisait le temps durant lequel on voit le présentateur, il serait parfaitement possible d’afficher à l’écran des informations pendant que d’autres informations auditives seraient diffusées. Cette méthode est utilisée par le terminal Bloomberg avec succès.
Comme les politiques ont compris l’importance médiatique de la télévision (de GAULLE a été l’un des premiers à le comprendre), ils ont décidé de « contrôler » la télévision et de passer le plus souvent possible à l’antenne pour y présenter leurs idées.
Un homme politique peut être bon sur le plan médiatique et mauvais sur le plan des décisions à prendre pour la direction du pays. Le contraire est également possible. La télévision donne une primauté au savoir-faire médiatique au détriment du savoir-faire réel et au véritable débat d’idées.
La télévision, par l’usage qui en est fait, contribue à faire élire les meilleurs candidats sur le plan médiatique même s’ils sont, par ailleurs, de médiocres gestionnaires ou n’ont aucune vision de l’avenir.
Officiellement Antenne 2 et FR 3 sont des chaînes d’état alors que TF1, LCI sont des chaînes privées. Mais toutes profitent directement ou indirectement des subsides de l’État qui place ses serviteurs zélés aux postes clés de ces chaînes.
Est-il normal que Anne Sinclair, épouse du Ministre de l’économie et des finances ait été directrice à TF 1 ? Cela permet évidemment de contrôler ce qui sera dit, notamment lors des informations télévisées et de manipuler l’opinion en sa faveur ou du moins incite certains journalistes à pratiquer une autocensure pour ne pas déplaire à la directrice
La privatisation, au moins apparente des chaînes, a conduit celles-ci à rechercher l’audience à tout prix, de façon à pouvoir augmenter leur tarif de publicité. Cela se traduit par des émissions de jeux, des variétés, etc. qui ne contribuent aucunement à l’élévation du niveau culturel, économique ou technique des téléspectateurs.
Est-il normal que les producteurs d’émissions de télévision facturent des montants aussi élevés pour leurs émissions et que les « journalistes » de la télévision soient beaucoup plus payés que ceux de la presse écrite ?
Cette fausse privatisation, les incite à un minimum de censure pour ne pas déplaire au pouvoir.
Bien que les chaînes de télévision aient été prévenues, aucune n’a jugée bon ni de se déranger, ni surtout de montrer des images des 5 000 Ingénieurs des Arts et Métiers qui se sont réunis à Paris, le samedi 28 novembre 1997, pour fêter le cent cinquantenaire d’existence de leur association d’anciens élèves et pour rappeler les valeurs auxquelles ils sont attachés.
Pourquoi cet oubli ? Ce n’est évidemment pas un oubli, mais une volonté délibérée de ne pas parler d’une communauté de gens de bonne volonté qui travaillent et ont contribué au développement du pays.
Il est beaucoup plus démagogique de parler des homosexuels, du Sida, des « sans-papiers »,etc. qui contribuent beaucoup plus à l’appauvrissement du pays qu’à son développement.
Pour des raisons de facilité et de coût, les chaînes diffusent des films ou des dessins animés, comportant souvent des scènes de violence qui ne contribuent certainement pas à calmer les esprits un peu perturbés par l’oisiveté ou par leur environnement. De telles émissions ne peuvent qu’inciter à la violence dans les quartiers en difficultés.
Dans les sociétés anciennes, il y avait une période d’initiation pour passer de l’adolescence à l’âge adulte. Le bizutage peut, dans une certaine mesure, apparaître comme une évolution du rite initiatique. Le bizutage existe depuis de nombreuses années en France et dans d’autres pays.
Certaines pratiques sont évidemment condamnables, mais il faut reconnaître qu’il y a des aspects positifs dont il faut tenir compte.
L’exemple de l’école Nationale d’Ingénieurs des Arts et Métiers : La période initiatique ne comporte aucune brimade physique. Cela n’a pas empêché le Ministère de faire fermer deux centres (à Lille et Cluny) en prétendant que des brimades existaient. Cela laisse à penser que le Ministère de l'éducation veut tuer les grandes écoles et que toute occasion est bonne à prendre pour cela.
Pendant de nombreuses années, l’État a obligé France Télécom :
à financer les travaux de recherche du CNET,
a financer des écoles de Télécoms dont l’ENST,
à apporter son soutien financier à des entreprises malades (dont BULL).
S’il est normal que France Télécom apporte un soutien à des activités de recherche ou de formation dont il bénéficie, il est anormal de lui demander d’aider des entreprises malades.
Par ailleurs, pendant longtemps, plusieurs Ministères ont payé leurs factures de téléphones avec un retard certain, qui aurait justifié que France Télécom leur coupe le téléphone.
L’État n’hésite pas à utiliser du personnel payé par les entreprises publiques. Par exemple, il y a au moins un ingénieur qui est payé par l’EDF et qui travaille à temps complet au Ministère de l’Industrie. Cette pratique est évidemment nuisible à différents titres : elle fausse les comptes à la fois de l’entreprise publique et ceux de l’État. Quand les députés ont voté un budget pour un Ministère, en fait le Ministère peut ainsi dépenser plus que ce qui était prévu.
Le personnel de l’EDF bénéficie d’un statut particulier qui ne se justifie plus : L’EDF a une sorte de comité d’entreprise qui ne reçoit pas 1 ou 2 % de la masse salariale de l’entreprise, mais 1 % du chiffre d’affaire de l’EDF, ce qui est beaucoup plus.
En outre, ce personnel paie beaucoup moins cher l’énergie (gaz ou électricité), ce qui ne l’incite pas à économiser l’énergie, ce qui n’est pas bon au niveau de la pollution (bien que de faible importance au niveau mondial).
Il serait certainement préférable de payer un peu plus cher le personnel de l’EDF et de réduire ces avantages indirects, ce qui permettra en outre d’harmoniser les statuts.
[1] Cf. Marianne N° 23 du 23 au 29 mars 1998